4 le défi, en une seule page |
Faire rayonner le Boulonnais ! - c’est dans cet état d’esprit que Pascal Thorens, Président de la Jeune Chambre Économique de Boulogne Côte d’Opale en 2005, a traversé la France en vélo et a parcouru plus de 1200 kilomètres à la force des mollets entre Boulogne sur Mer et Biarritz. Parti le 21 novembre 2005 de la place Godefroy de Bouillon, Pascal a rallié le Pays Basque en 10 étapes - 10 opportunités de rencontrer d’autres membres de la JCE à travers la France, 10 opportunités d’échanger et de communiquer sur le dynamisme du Boulonnais et des ses habitants. Amiens, Rouen, Caen, Laval, Angers, Poitiers, Angoulême, Bordeaux, les Landes et enfin Biarritz et ses rouleaux le 1er décembre - juste à temps pour l’ouverture du 51ème Congrès National de la Jeune Chambre Économique Française. Un Congrès au cours duquel les membres de la JCE Boulogne Côte d’Opale ont brillé et régalé les quelques 1500 congressistes pendant deux jours, en leur offrant de déguster, grâce à l’aide de nombreux producteurs de la Côte d’Opale et partenaires institutionnels, les délices de notre belle région : produits de la mer, endives, fromage, gaufres, bière… 4 les images du stand 4 la liste de nos partenairesLe Boulonnais a ainsi rayonné jusque dans le Pays Basque ! |
Carnet de Voyage (Pascal Thorens, Boulogne sur Mer, le 08 décembre 2005)
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Boulogne Vélo Biarritz, c’est avant tout une « drôle d’idée », venue au mois d’août, lorsque les journées sont longues et les soirées sont chaudes. Boulogne Vélo Biarritz, c’est une commission avec pour objectif la promotion du Boulonnais et de la Côte d’Opale. « Pour faire rayonner le Boulonnais, pour faire rayonner la Jeune Chambre ! ». Boulogne Vélo Biarritz, c’est fini ! Mais ce n’est pas si vieux, et il est encore temps d’en faire un petit compte-rendu. J’étais parti plein de bonnes intentions, avec un blog mis en place pour partager au jour le jour l’aventure avec mes amis et mes nombreux supporters. Mais, la tête dans le guidon, je n’ai pas trop eu l’occasion de me mettre derrière un écran le soir pour relater ma journée… voici donc le moment de vous relater ce petit voyage ! Ce journal est aussi l’occasion de remercier toutes les Jeunes Chambres, toutes les personnes qui m’ont accueilli avec chaleur et bonne humeur lors de ma promenade automnale. Merci donc aux membres et présidents des JCE d’Amiens, de Rouen, de Caen, de Laval, d’Angers, de Poitiers, d’Angoulême-Cognac, de Bordeaux et du Pays Basque. Merci d’avoir joué le jeu, merci pour la douche, pour le gîte et pour le couvert, merci pour vos encouragements ! Et bien sûr, mais ils le savent, merci à Olivier, merci à Marc, merci à toute la bande de la JCE Boulogne Côte d’Opale pour leur soutien inconditionnel et leur amitié. |
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Lundi 21 novembre Grosse chaleur (relative) devant l’Hôtel de Ville de Boulogne sur Mer : les membres de la JCE BOUCO et nos amis de la Mairie nous entourent avant le grand départ. le parcours : du Boulonnais à la Chaussée de Brunehaut, en passant par la vallée de l’Authie - clins d’œil à Corinne et Olivier, lors de mon passage à Douriez puis Berteaucourt les Dames ! la météo du jour : beau temps, froid et sec - virant au brouillard en fin d’après-midi. le soir à Amiens : home hospitality chez Xavier, après un apéro et un resto (lasagnes+tiramisu) entouré de Fanny, Sylvie, Gisèle, Franth, Loris et plein d’autres ! |
Les « Nous », le sourire aux lèvres ! |

Les cyclistes et leurs fans, devant l'Hôtel de Ville de Boulogne sur Mer
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Mardi 22 novembre Sortie d’Amiens sous bonne escorte - encore merci à Gisèle pour le voiture-guidage de si bon matin ! le parcours : les plaines de Picardie et les premiers kilomètres en Normandie, journée calme. la météo du jour : temps froid et sec, mais ensoleillé. La chance toujours… le soir à Rouen : home hospitality chez Véronique, Yann et la petite Julie - et spaghettis bolognaises au menu.
Mercredi 23 novembre Les parebrises sont gelés ce matin - mais ce sera le seul jour de gel… la sortie de Rouen et de la boucle de Seine rallongent le parcours. Je sais, je sais, par l’autoroute, c’est plus court ! le parcours : départementales au sommet des plateaux, premiers reliefs dans le Pays d’Auge et arrivée en plaine au milieu du bocage, avec des vaches partout. la météo du jour : encore une journée ensoleillée, air plus humide. le soir à Caen : home hospitality chez Charlotte après une bonne douche chez Vincent - super couscous, typique du coin ! Et vive Caen 2007 ! |
Flèche bleue, trop rapide pour l'objectif ! |

La bête, l'animal, l'instrument de torture... aux couleurs JCI !
Olivier, en parfait directeur de commission, |
Jeudi 24 novembre Départ dans le noir, Laval paraît si loin, et de l’autre côté de la Suisse Normande ! le parcours : quelques jolies côtes mais pas tant que cela, aujourd’hui je tire tout droit et je finis en longeant la Mayenne par le chemin de halage, écluses et châteaux sur 35km… la météo du jour : ciel couvert et humide, bruine en arrivant sur Laval. le soir à Laval : home hospitality chez Elisabeth, non sans avoir eu un avant-goût de la chorégaphie « Brice de Nice » pour Biarritz - duo de risottos, en compagnie d’Elisabeth et Yannick, après une interview sympa pour Ouest France. Et vive Laval 2006 ! |
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Vendredi 25 novembre Départ sous la neige cette fois, mais pour une demi-heure seulement… on remet ça entre 11h00 et 13h00, histoire de me geler les pieds un bon coup, avant que je ne profite d’une pause croque-monsieur pour changer de chaussettes ! le parcours : re-chemin de halage jusqu’à Château-Gontier, puis la campagne angevine, un peu vallonnée mais sans plus. la météo du jour : neige, soleil, neige bien mouillante, re-soleil - plutôt toujours froid. le soir à Angers : un CDR accapare les troupes, repos à l’Hôtel Saint Julien (journée de repos en amoureux avec Stéphanie au programme samedi). Bon bain chaud et steak tartare lancent la récupération.
Samedi 26 novembre Journée tranquille, histoire de recharger les batteries et remettre la bête (c’est surtout dans la tête) et la machine (là, c’est surtout mécanique) en état. le parcours : passage par la laverie automatique (je sentirai moins l’ours, au moins dimanche), arrêt à une station de lavage pour décrotter le vélo avant la pause technique à Décathlon pour changer les plaquettes de frein - ah oui, un peu de shopping chez Damart (il faut vraiment trouver un truc pour les pieds) et à la pharmacie (crème anti-irritations, no comment), et enfin une grosse bise à la maman de l’ami Pascal Simon le Chilien. la météo du jour : correcte avec un peu de soleil parfois, mais où est la douceur angevine ? le soir à Angers (bis) : un bon chocolat chaud pour se réchauffer avec Christophe, suivi d’une dégustation de foie gras et de Monbasillac (la course aux calories oblige) - lasagnes le soir pour refaire le plein d’énergie. |
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Logistique - il vous faut :
Le vélo : VTT Super Normal de chez Commençal, monté avec des pneus de route (11kg hors équipement) - cales-pieds automatiques, freins à disques, fourche amortisseur…
Le sac à dos : 20 litres de marque Décathlon, avec sac de protection étanche et poche pour gourde de type camel back, 7 à 10 kilos selon l’heure de la journée, le jour de la semaine… Le contenu : cartes IGN au 100 000 pour le parcours, ravitaillement (barres de pâtes de fruit poire-abricot et noisette-raisins + sachet de miel) et change pour 5 étapes (plein refait à Angers), dont une 'tenue de soirée' plutôt défraichie à l’arrivée. La tenue vestimentaire : 1 collant cycliste coupe-vent long, 4 couches en haut dont une veste en gore-tex, un bonnet coupe-vent, deux paires de gants (en soie + étanche), un cache-col, deux paires de chaussettes et une paire de sur-chaussures coupe-vent et étanches - mais cela n’a jamais suffit à tenir les doigts de pied au chaud ! |
Frais et dispo à l'arrivée, après une bise à Emmanuelle ! |
Dimanche 27 novembre C’est reparti, la moitié du chemin est derrière (et ça, c’est bon pour le moral)… Mais que se passe-t-il ? Malgré le peu de relief et l’asphalte, je découvre dans une longue ligne droite que ma roue arrière est voilée, que trois rayons sont cassés ! le parcours : magnifiques bords de Loire sous le soleil jusqu’à Saumur, tout droit et relativement plat ensuite jusqu’à Poitiers. la météo du jour : plutôt beau mais humide, avec du brouillard en matinée le long de la Loire. le soir à Poitiers : home hospitality chez Cathy, et dîner sympathique en compagnie d’Emmanuelle - tagliatelles au saumon. Et vive Poitiers EC2005 ! 4 et Emmanuelle a dit...
Un apéro bien mérité, en compagnie de Cathy, |
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Lundi 28 novembre Les toits des maisons ont changé, cela commence à sentir le Sud - le temps semble se gâter, et petit stress (euphémisme), deux nouveaux rayons me lâchent au cours de la journée… aïe, aïe, aïe ! Heureusement, les Cycles Jamain à Angoulême sont ouverts le lundi ! le parcours : et vive les départementales, ou comment longer la N10 sans jamais rouler dessus. la météo du jour : ciel bouché avec bruine et pluie légère par moment, beaucoup plus doux. le soir à Angoulême : home hospitality chez Thierry, dans la dernière ligne droite lui aussi sur la promo de « Tandem pour Réussir » à Biarritz - schweppes-cognac puis spaghettis carbonara avec l’équipe en plein travail. |
Ne me demandez pas pourquoi je n'ai pas tracé une ligne droite... |
Mardi 29 novembre Une journée qui s’annonçait tranquille, mais avec pas mal de relief (au départ et à l’arrivée), et le problème de rayons à l’arrière qui se confirme avec deux nouvelles défections (ça fait « schglong » quand ça lâche en pleine ligne droite !). Un défaut de jante est diagnostiqué lors de la réparation juste avant Bordeaux, mais cela devrait tenir jusqu’à Biarritz ! (si, si, on y croit) le parcours : ça monte et ça descend en partant d’Angoulême, ça monte et ça descend (avec le vent de face) en arrivant sur Bordeaux - mais que les vignobles sont beaux sous le soleil… la météo du jour : un peu couvert le matin, puis très belle journée - le fond de l’air est frais. le soir à Bordeaux : home hospitality chez Nathalie - poulet+tagliatelles sauce fromage en compagnie de Christelle. |
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Mercredi 30 novembre De loin, la météo la plus pourrie (et pourtant cela aurait pu être pire), mais l’arrivée est proche ! Marc m’a prévenu la veille : pluie épaisse, vent de sud-est (donc de face), températures fraîches. Heureusement je suis bien équipé, seuls les pieds trinquent vraiment, et l’arrêt lasagnes + chaussettes neuves à mi-parcours est le bienvenu. Le grand moment : Biarritz qui apparaît sur les panneaux ! Moins drôle, les derniers kilomètres dans le noir complet et sous une pluie qui mouille… le parcours : les landes, les landes, les landes… longues lignes droites, des arbres à perte de vue… au moins, là, c’est plat ! Bonne nouvelle, un seul rayon m’a lâché aujourd’hui. la météo du jour : beaucoup de pluie, mais pas tout le temps, vent de face, mais pas trop fort, pas très chaud, mais pas trop froid. « Temps de saison » nous dira Olivier. le soir à VBLB : repos du guerrier à « la Pomme de Pin », gros dodo après un menu complet de bonne cuisine landaise. |
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La JCE BOUCO à Vieux Boucau - de bon matin... |
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Jeudi 1er décembre Les tous derniers kilomètres, le compte-à-rebours est lancé par mes petits camarades de la JCE BOUCO, qui ont voyagé toute la nuit pour pouvoir m’accompagner et m’accueillir. Une super surprise au petit matin ! le parcours : ça y est, j’entre au Pays Basque en longeant la côte sans voir la mer - mais voilà que j’aperçois les Pyrénées ! la météo du jour : temps magnifique et doux, arrivée sous le soleil, mer agitée quand même… ET VIVE BIARRITZ 2005 !!! |
Aaah, le soleil, la mer, la plage, et le Casino de Biarritz ! |
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Les stats
10 étapes et 10 Jeunes Chambres reliées - et plein de nouveaux amis. |

Vous ne le croirez pas, mais je suis sans doute le plus reposé ! |
Et les jours d'après... Enfin arrivé à Biarritz, je savoure, mais sans trop me rendre compte… Je pense que j’ai surtout eu de la chance, la météo fut plutôt très clémente pour une fin novembre, et je suis passé entre les flocons. Pas de gros pépin mécanique, pas de gros pépin physique, et le moral a tenu bon (même si parfois, 8 à 10 heures tout seul sur un vélo, c’est un peu long). Et puis, finalement, on découvre qu’en prenant chaque jour l’un après l’autre, on a parcouru bien du chemin et plus de 1200 kilomètres sans trop s’en rendre compte… |
Le vendredi matin, lors de l'ouverture du Congrès de la JCEF. |
Les dernières pensées !
Lors de mon passage à Laval, le journaliste de Ouest-France m’a demandé si j’avais un « message » à faire passer. Je ne sais plus très bien ce que j’ai répondu, mais je crois avoir botté en touche.
Pourtant les messages sont nombreux. Je vous épargnerai beaucoup des délires qui m’ont traversé l’esprit pendant les quelques heures passées à pédaler. Au risque de passer pour un vieux sage sur le retour, j’insisterai sur quatre mots clés - le rêve, la liberté, la chance, l’amitié, quatre mots qui s’entremêlent et co-existent dans ces pensées.
Si je ne devais retenir qu’une chose donc, c’est qu’il ne faut pas hésiter à rêver, ne pas hésiter à former des idées folles, et ne pas hésiter ensuite à se lancer. Il faut y aller ! Nous avons en France, en Europe, en Occident, cette liberté qui nous permet d’entreprendre et d’essayer de réaliser nos rêves - c’est une grande chance, même si elle n’est pas forcément uniformément répartie. Et ce serait un crime pour ceux qui en bénéficient plus que les autres de ne pas en profiter, de ne pas en faire bon usage.
Certains m’ont pris pour un fou, mais vous n’imaginez pas le nombre de personnes dont les yeux se sont mis à briller en entendant parler du projet, le nombre de personnes qui auraient eu envie de m’accompagner et de se lancer dans l’aventure, s’ils avaient pu, si…
Cet enthousiasme m’a motivé et m’a porté, avant et surtout pendant la promenade - les messages de soutien, les emails, les sms (petit clin d’œil à l’équipe de Saint Omer !), les appels, la chaleur de l’accueil, tous ces gestes d’amitié qui vous donnent envie de vous surpasser… qu’il est grisant de se sentir porté de la sorte !
« Qu’il est beau, qu’il est beau le Boulonnais ! » - c’est par ces paroles que commence le reportage de France 3. Oui, je l’affirme haut et fort, et pas seulement parce que l’objectif de l’aventure était d’en faire la promotion. Je ne suis pas Boulonnais, je viens même d’un pays sans façade maritime. Oui, le Boulonnais est un beau pays, aux paysages multiples et variés, un bonheur pour les yeux. Après avoir traversé la France (au moins sur l’une de ses diagonales), oui, je le revendique, le Boulonnais n’a rien a envier aux autres régions de France !
Et je vous invite tous à venir y faire un tour, en train, en voiture, en bateau, à pied, ou… à vélo !